samedi 16 juin 2012

4 Partir...


Cela fait depuis longtemps que nous projetons de nous installer vivre à l'étranger. Entre le projet et sa réalisation, il y a bien souvent un grand fossé. Nous avions des rêves d'Asie, tout du moins d'ailleurs. La première question fut où et pour faire quoi ? Puis, aurait-on le courage de quitter nos amis, notre famille et notre quotidien parisien ? 
On avait un peu de mal à franchir le pas, mais en août 2009, nous nous sommes enfin décidés : quoi qu'il puisse advenir, nous ne serions plus en France en 2010. En novembre 2009, nous avons donc quitté nos jobs et sommes partis en direction de Chiang Mai en Thaïlande. Un très bon ami de Guillaume s'y était installé depuis 1 an et y tenait un restaurant avec sa femme. 
C'est fou à quel point nous sommes partis légers, on avait l'impression de revivre, d'être libres. "Sans bagages et le cœur libéré en chantant très fort", comme dirait Aznavour. Nous nous sommes mis en quête d'informations sur le type de business que nous pouvions monter en Thaïlande.  Le point positif, s'installer en Thaïlande ne paraissait pas inaccessible. Pour autant, nous n'étions pas totalement convaincus, car nous avions un autre pays en tête, le Népal. Nous avions passé des vacances en octobre 2008 et nous avions été totalement séduits par ce pays et la gentillesse des Népalais.
Nous sommes rentrés fin décembre en France pour vendre nos dernières affaires et rendre notre appartement. Il ne fut vraiment pas difficile de se séparer de nos biens. Bien au contraire, tous ces meubles appartenaient au passé et nous étions tournés avec avidité vers le futur.
Nepal_Mars_2010___0078Nous sommes partis au Népal fin février 2010, toujours en quête d'un endroit où poser nos sacs à dos. Nous avons retrouvé avec une joie sans partage nos amis népalais de la guesthouse dans laquelle nous logions. Ils se souvenaient de nous et nous ont offert une soirée de bienvenue inoubliable.
Nous nous sommes donc mis en quête d’informations sur les business au Népal. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce ne fut pas une mince affaire. Aucune structure n'existe au Népal pour l'établissement de business. Il faut regarder dans le journal local les quelques annonces, en népalais bien entendu. Nous avons tenté la « chambre de commerce », tout du moins ce qui peut s'apparenter à une chambre de commerce. Là non plus nous n'avons pas obtenu beaucoup de réponses.
Nous avons donc adopté la bonne vieille technique de rechercher des Français déjà installés dans le pays et avons rencontré Catherine, une Française qui vit à Katmandou depuis 23 ans. Elle nous a beaucoup aidés dans nos recherches, mais nous nous sommes vite rendu compte qu'une installation au Népal relevait du parcours du combattant. Très peu d'affaires à reprendre, un système de visa compliqué et un quotidien difficile. Car il faut savoir qu'il y a 16 heures de coupure d'électricité par jour à Katmandou. Au début, les soirées à la bougie nous enchantaient, pour, au final, ne plus du tout nous amuser. Alors, tenir une guest ou un resto sans électricité, je vous laisse imaginer ! Au final, on ne se voyait plus vivre au Népal.
P1080010Nous avons donc décidé d'honorer notre voyage de noces et sommes partis faire le trek des Annapurnas avec extension au lac Tilicho pendant 3 semaines. Après tout, quitte à être sur place, autant en profiter ! Nous n'avons pas été déçus par ces 3 fabuleuses semaines à marcher dans des décors splendides avec notre guide Ngawa.
De retour, nous sommes partis à Chiang Mai en plein pendant Songkran, la fête de l'eau. Nous y sommes restés 1 mois, convaincus cette fois-ci de nous y installer.
Nous sommes rentrés en mai 2010 en France afin de solder nos dernières affaires et faire le tour de la famille et de nos amis. La date était fixée, départ définitif le 24 juillet pour une installation définitive à Chiang Mai.
Pour finir, Franck notre ami français et Eat sa femme nous ont revendu leur premier restaurant, le 4U car ils en avaient trouvé un autre à reprendre entre temps. Ces longs mois d'errance furent fructueux.
Nous avons appris qu'il n'était pas si difficile de partir. On imagine bien souvent rencontrer de nombreuses difficultés sur le chemin. Je dirais, aujourd'hui, que ce ne sont que des excuses que l'on se donne pour ne pas franchir le pas. Une fois la décision prise, on se sent pousser des ailes. Bien entendu, nous avons été beaucoup aidés dans nos démarches et à toutes ces personnes nous leur adressons notre reconnaissance éternelle.  
Le challenge reste maintenant de réussir notre vie en Thaïlande, puis un jour repartir vers de nouvelles aventures, une nouvelle terre d'accueil. Ne jamais vraiment poser notre sac à dos, un jour ici, demain ailleurs.

4 commentaires:

  1. l'anonyme s'appele Eric, je n'épiloguerais pas sur l'aspect social en thailande, deja vecu 3 ans et si j'aime le pays j'en suis resté deçu , voire attristé de sa desolation dans les rapports sociaux donc je comprends madame, voire monsieur.
    Pour autant il est toujours tres judicieux de rappeler l'aspect mercantile si l'on veut rester dans ce pays ,chang mai est un bon choix pour vous et je salue votre franchise dans cette aventure a travers ce blog pour mieux informer tous les amoureux et souvent reveur du pays des sourires, je vous tire mon chapeau... il est bon de rappeler qu'il est facile de partir ,le choix reclame son lot de questions et reponses en amont ,pour réussir se bond en avant.... et puis comme vous le dites si bien quant le train est parti , tout est question de destination ensuite .
    Je vous souhaite plein de bonnes choses et parce que ..i keep in touch with some friends of mine in thailand, i will meet you may be one thoses days. have a good day and good luck

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  2. Bonjour Eric,

    Merci beaucoup pour ton retour sur le blog. Tu habitais également Chiang Mai ou dans une autre ville de Thaïlande ? On espère avoir l'occasion de te rencontrer un jour, car c'est toujours sympa d'échanger les expériences avec les ex- expat' du pays du sourire.
    Plein de bonnes choses à toi également et à bientôt.

    Gui & Chris

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    1. Salut christelle et guillaume.
      Je partageais mon temps entre hua-hin (c'était un besoin pour moi de voir la mer, je vis dans le sud de la france) et l'issan ou bien sur j'avais une compagne exigeante comme elles le sont toutes vis a vis des wallets'farangs.
      j'ai travaillé a partir de chez moi, j'enseignais le français, aidé en cela par ma compagne qui avait une tres belle situation et comme de culture ,un bon reseau social de connaissances. Sans jamais aller aussi loin que vous , et là j'applaudis votre demarche, j'ai bien eu le loisir de me frotter commercialement avec les thais ( je produisais tous types de biscuits américains muffin, cookies, sablés au divers parfums a travers "Gourmet, american biscuits") je confirme leur manque d'initiative.
      Comme vous je devais tout réapprendre , alors que je suis technicien de formation, mais le challenge etait enrichissant à tout point de vue puisqu'il me permettait une approche culturel et social d'un pays bien trop lisse. j'en garde un bon souvenir malgré comme vous des moments perilleux même si pour ma part les investissements etait minimaliste en rapport du rendement forcé de votre affaire.
      je reste passionné de l'asie mais avec un regard different, en ce sens ou j'apprecierais un retour sur uniquement plusieurs mois , afin de ne pas me detacher de trop de mes amis ,famille , alors faudra t-il attendre une prochaine retraite....encore loin lol.
      j'ai beaucoup ri (mdr pour dire vrai) du post ou christelle deplore ces belles avenues parisiennes , et nos infrastructures si bien ordonnées et reglementées ,je n'ai pas besoin de vous faire un dessin sur les raisons du pourquoi et du comment. Moi aussi je souffrais de ces villes catastrophiques en terme d'urbanisme ou le chacun pour soi predomine sur un projet global. Je sais que certains me feront certainement la moral , et je ne doute pas de leur arguments et de l'histoire de la thailande mais pour un europeen c'est dure a vivre sur la durée, lever les yeux sur des maisons aussi hétéroclytes que badigeonné de pub.
      Au plaisir de vous lire à nouveau. (riccou83@hotmail.fr)
      Vous avez surement raison de vous rapprocher d'un job sur bkk, ou de surcroit vous gagnerez en confort de vie, car la restauration c'est l'esclavage.
      A + et bonne chance à vous
      Eric

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  3. Bonjour Eric,

    Merci à toi pour le partage de ton expérience. Je vois que nous avons eu une expérience à peu près similaire. C'est vrai que rester en Thaïlande est une gageure, car à part obtenir un job d'expat', monter un business ne permet pas souvent de rester au pays du sourire. On va persévérer et nous allons changer de concept au resto avec des horaires plus humains, mais nul doute qu'il faudra un jour repartir vers d'autres aventures ailleurs. Les visas étant de plus en plus difficiles à obtenir. En tous les cas, au plaisir de te rencontrer sur Chiang Mai si tu y repasses.

    Prends soin de toi et à très bientôt,

    Guillaume et Christelle

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